Groupe : Guttural
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Genres associés à Guttural : Heavy Metal ;
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Guttural - Cross Words With Us

Groupe : Guttural
Cross Words With Us (2004)

Heraldic Power Metal
Album ajouté par Slasher ( 484 )


Playlist :

The Fourlowing
Prologue (Dance Of The Franks)
A Star in A Rainbow
The Forgotten Isle Castle
Distant World
Mister Hypocrite & Miss Hatred
Vikand




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Guttural - Set Swords To Music

Groupe : Guttural
Set Swords To Music (2003)

Brennus Music
Heraldic Power Metal

7

Album ajouté par Slasher ( 484 )

Set Swords To Music, premier album issu de Guttural, le projet de Ludovic Van Lierde (chant / basse), nous propose un power métal épique (dit Heraldic Power Metal) dans lequel l’imagerie chevaleresque et les vertus de courage et de bravoure occupent une place primordiale. S’il est vrai que les histoires de chevalerie sont déjà très (trop ?) présentes dans le milieu Heavy Metal, les français de Guttural parviennent à échapper aux clichés du genre en nous plongeant dans un monde aux ambiances moyenâgeuses tout en évitant le coté « chasse aux dragons » au profit d’une vision plus réaliste de cette époque.

D’un point de vue musical, Guttural propose également un son plus personnel par rapport aux autres formations. Le chant reste puissant sans pour autant aller chercher dans des registres suraigus ou extrêmes. Les guitares sont tantôt électriques et tranchantes, tantôt acoustiques et mélodiques, sans en oublier les solos qui valent également le détour. La batterie est percutante et si l’utilisation de la double grosse caisse est bien présente, elle a le mérite de n’être utilisée qu’aux moments opportuns, ce qui permet de ne pas alourdir inutilement les morceaux et de mieux apprécier les compositions très travaillées et qui se passent bien de ce genre de choses. Les textes quand à eux, et c’est peut-être là le point qui pourrais éventuellement en rebuter certains, parlent exclusivement de morale, de bonnes valeurs, d’honneur, de Dieu et autres belles paroles…

Il serait pourtant dommage de passer à coté de cette formation qui mérite bien que l’on y prête attention et qui est parvenue, en dépit de différents problèmes de line-up et de management, à mener à bien ce projet. On comprend alors que les valeurs prônées dans cet album ne sont pas de simples paroles en l’air. L’avenir nous dira si Guttural est à la hauteur de ses prétentions. Nous le souhaitons de tout cœur en tout cas.

Line-Up :

Ludovic Van Lierde : Chant / Basse / Guitare
Freddy Huleux : guitare
Sebastien Bizet : Batterie

Chronique réalisée par Slasher pour Heavy Metal Master le 03/02/2004

Playlist :

Winged Messengers
The Kingdom Of God
Minstrels Of The Kingdom : Festivity
Minstrels Of The Kingdom : Poetry
My Rash Ancestor
Forgive You Again
Best Answer
House Of Smile : Spiritual Discovery
House Of Smile : Vertiginously Whirlmind
House Of Smile : Omnipresence Of The Cross
Celestial Scouts (outro)



Interview :

Entretien avec Ludovic Van Lierde (chant / basse)

Set Swords To Music, le premier album de Guttural, est paru récemment. Peux-tu nous exposer ce qui t’as conduit à ce projet ainsi que les différents obstacles que tu as pu rencontrer pour le mener à bien ?
Je suis auteur et compositeur depuis près de vingt. Faute de moyens, en 1998, j’ai enregistré un album d’environ 35 minutes. Il devait en faire 50. Il est représentatif de ce que j’ai écrit entre 1988 et 1994. Ce projet solo ayant porté ses fruits vis à vis d’un public de base, cela m’a motivé à réécrire pour un album, mais cette fois sous le nom de Guttural. Puis, un fan de la première heure s’est porté candidat pour manager Guttural et, ensuite, financer l’album Set Swords To Music. Je possédais suffisamment de titres pour en faire 3. Le plus dur a été de les choisir pour construire un concept qui soit à la fois compact et diversifié. Jusque là, tout paraissait bien s’enchaîner, mais, en 2001, à part le batteur, les autres membres n’ont pu s’investir d’avantage aux exigences du groupe. Ce qui m’a amené à non seulement jouer les parties rythmiques et mélodiques de toutes les guitares mais aussi la basse pour enregistrer ce nouvel album. La difficulté majeur en studio a été de mettre en boite tous les instruments et le chants, car le batteur avait très largement débordé sur le temps qui lui était imparti. Un ami qui jouait avec moi dans un ex-groupe, dans les 80’s, est venu me donner un coup de main pour poser ses superbes solo... Ensuite, c’est au mixage que nous avons rencontré d’autres soucis de temps mais aussi de points de vue divergents à propos du son, avec le LB Lab. D’une part parce que nous n’étions pas ravi du premier jet et qu’il fallait le refaire, d’autre part parce qu’entre deux sessions de mixage des mois se sont écoulées sans que Dragan Montini (mon manager) et moi-même puissions faire quoi que ce soit pour faire avancer les choses. Après s’être mis d’accord avec Stéphane Buriez pour le second mix, nous avons à nouveau été déçus par le résultat des premiers ”masters”. C’est pourquoi, pour en finir avec cette mascarade du son approximatif, Dragan a décidé de faire appel à Sascha Peath, ce que nous sommes loin regretter. Mais, alors que nous crûmes que nous avions tout vu en la matière, je dois avouer que la signature du “contrat de distribution” et la recherche de musiciens nous ont fait connaître des angoisses bien pires que les précédentes. La sortie de l’album était sans arrêt repoussée, souvent pour des raisons controversées. Cela a généré un manque de confiance de la part de musiciens qui étaient susceptibles de pouvoir jouer avec nous, sans parler du moral et de la morale. Trois ans pour sortir un album qui a été enregistré, mixé et masterisé en seulement 5 semaines, avec certes de larges écarts entre les sessions, mais qui ne nous sont pas imputables, je trouve que la pilule est dure à avaler. Je sais en plus, de sources sûres, que des gens n’arrivent pas à obtenir SSTM même en l’ayant commandé chez des grands disquaires très réputés. Il faut parfois plus de quatre semaines pour le retrouver à nouveau dans les bacs, parfois les disquaires ne veulent pas le recommander malgré la demande, alors qu’il est sorti depuis fin Septembre 2003. Il est clair que dans ces conditions Guttural ne peut vendre énormément de CD.

Malgré son coté épique, ce premier opus présente une musique très éloignée de celle des groupes utilisant habituellement l’imagerie chevaleresque. Que penses-tu des formations tel que Blind Gardian, Manowar, Rhapsody et autres ?
Au risque d’en décevoir certains, Je dois t’avouer que je ne suis pas fan de Blind Guardian. Disons que j’apprécie certains titres, maintenant que je connais ce groupe. Depuis la sortie de SSTM je n’entend parler que de Blind Guardian alors que je n’avais jamais entendu ce groupe auparavant. Par contre, Eric (le batteur) en est un fervent admirateur, au même titre qu‘Iced Earth. Ceci dit, j’aime beaucoup Manowar dans son esprit musical, pas trop au niveau des textes qui finissent par être lassant ni au sujet de leurs conquêtes féminines que je trouve être d’ordre intime. Malgré ses penchants pervers, Joey est un sacré compositeur et Eric Adams l’un de mes chanteur favori. Rhapsody est un groupe auquel j’ai été comparé pour mon album solo plus que pour SSTM. Mais, en règle générale, je n’ai pas cette optique de faire de l’épique un combat systématique à la façon des barbares. J’écrivais dans un genre identique il y a 15 ans, je pense qu’il faut savoir évoluer. La musique médiévale mêlée au metal me satisfait beaucoup mais, à mes yeux, le Moyen Age ne fait pas que figure de grandes batailles, il est aussi une grande époque romantique où l’homme aimait jouer avec les mots, la genèse des belles mélodies. La brutalité ne doit être utilisée qu‘à bon escient, pas systématiquement. D’ailleurs, j’intitule la musique de Guttural comme étant de l’Heraldic Power Metal et non Epic Heavy Metal pour la raison précise que l’héraldisme est une doctrine qui incite au respect de toute chose. Sa représentation est à la fois plus noble et plus disciplinée. L’environnement naturel et celui construit par l’homme (même contexte naturel) sont plus important que dans l’épique.

Quelles sont tes principales influences musicales ?
On peut retrouver dans différents titres du premier album de Guttural quelques rares influences d’Iron Maiden, dans les mélodies et l’esprit justement noble des textes. Mais je suis aussi fan de Kiss, Judas Priest, Metallica, Helloween, la plupart des groupes de l’époque New Wave of British Heavy Metal. Je suis en fait très conservateur, mais à part Dream Theater je ne trouve pas qu’il y ait eu quelque chose de terrible depuis le début des 90’s. Dans ce qu’il y a de relativement nouveau j’apprécie quand même certains titres de Symphony X et Stratovarius et, de temps à autres, j’écoute Savatage, Extreme, Van Halen, Marty Friedman, etc... Je t’avoue que je ne suis pas impressionné par ces nouveaux mouvements où l’on retrouve des jeux extrêmement rapides dans le milieu du Heavy. Aujourd’hui, mes tendances sont surtout personnelles. Je ne me laisse plus influencer aussi facilement qu’il y a 10 ans, même si je porte encore dans mon cœur des riffs et des mélodies qui resteront éternels.

Que penses-tu de la scène française en général ? Penses-tu qu’il soit plus difficile pour un groupe français d’être reconnu ?
Je ne préfère pas répondre à la première question. Je souhaiterais simplement pouvoir jouer avec de bons musiciens français, et je sais qu’il en existe dans certains groupes. Mais j’ai l’impression que c’est plus compliqué de trouver un bon groupe français dans sa globalité que de trouver une aiguille dans une motte de foin. Il est effectivement très compliqué à un groupe français de sortir des sentiers battus lorsqu’il est dirigé par un label français, car s’il existe de bons groupes français, je pense sincèrement que ce n’est pas en France qu’il faut signer avec un label (ou distributeur). On croirait que les représentants de ces labels font tout pour que ça ne marche pas. La réputation des groupes français à l’étranger tient avant tout de la politique frileuse des labels et des médias. On n’hésite pas à mettre en avant des groupes sans intérêt au dépit des bons groupes qui se décarcassent réellement et qui ont de vrais talents. Qu’on m’explique la logique dans tout ça, s’il y en a une autre que l’intérêt financier apporté par ces groupes sans intérêt artistique! Qu’on mette notre fierté de côté pour voir comment les labels étrangers travaillent avec leurs groupes. Comment peut-on expliquer que les meilleurs viennent d’ailleurs, jamais de chez nous ? C’est pourquoi j’ai signé en Italie pour le second album qui s’intitule Cross Words With Us et qui doit sortir prochainement dans le monde entier. Est-ce que celui-ci sortira en France ? Si ce n’est pas le cas, est-ce que cela étonnera les lecteurs de Heavy Metal Master ? Je ne pense pas. Nous sommes tous conscient du problème qu‘à la France envers ses artistes de Rock en général. Dans la majeur partie des pays, les labels proposent des «contrats de licence«, ce qui libère le groupe de toute avance d’argent, sauf en France où on continue à faire signer des «contrats de distribution«... C’est lamentable mais je suis obligé aujourd’hui de m’y soumettre parce que je n’ai pas les moyens financiers de faire autrement. C’est ce qu’on appelle être pris à la gorge.

Toi et Eric vous occupez vous-même de la promotion de l’album. Quelles sont vos démarches et comment comptez-vous assurer la promotion au niveau mondial ?
Nous avons construit le site www.guttural.net qui nous aide pas mal. C’est beaucoup de travail mais les gens peuvent entendre des extraits MP3, ce qui est mieux que de simples mots. C’est aussi notre seul promo actuellement assurée d’être transparente avec les demi-pages que Dragan et moi avons fait paraître en Octobre dernier dans deux magasines français. Pour l’Europe et le reste du monde, comme pour la France, en matière de promo c’est au label à assurer cette tâche pour faire vendre nos CD. De notre côté, nous travaillons d’arrache-pied pour trouver les deux musiciens manquants afin de faire quelques concerts bien ciblés. C’est la meilleure des pubs car nous la faisons nous-mêmes, quand les conditions sont au rendez-vous, bien sûr. Nous avons des propositions qui viennent plus de l’étranger que de France mais auxquels nous ne pouvons répondre affirmativement. Ce sera notre juste part de promo, mais elle arrivera sans doute plus probablement à la sortie du second album.

Les textes de Set Swords To Music parlent beaucoup de bravoure, de courage et de sagesse, mais également de Dieu. Faut-il y voir des convictions personnelles ?
Je trouve que les textes des groupes en général tournent toujours autour des mêmes thèmes : le diable, les barbares, les filles, etc... mais ce n’est pas pour cette raison que je tente à me démarquer. Je suis un trentenaire et père de famille… Mises à part mes longues années de chômage, j’ai passé une adolescence excellente dans le nord de la France, mais j’ai toujours gardé en mémoire les conneries à ne plus refaire et les bons moments à faire évoluer. Aujourd’hui, en région parisienne, la vie en société est une véritable guerre civile. C’est cela que je dénonce dans certains de mes titres, tout en essayant de donner une solution à certains problèmes ou en conseillant une attitude à prendre face à un agresseur potentiel, comme dans Best Answer ou My Rash Ancestor. Dieu n’est pas nouveau dans l’esprit du Metal, mais je lui donne plus une importance en tant que créateur que punisseur (The Kingdom of God), ce qui diffère de grands nombres de groupes. Ce qui est aussi assez original, ce sont les titres basés sur le pardon (Forgive You Again), une grande histoire sur comment se sentir bien dans sa peau ou comment se créer son propre paradis tout en restant conscient de la réalité avec les siens (Minstrels of the Kingdom), le contraire d’une maison hantée puisqu’elle est visitée par une croisade du vingtième siècle (House of Smile). Cette maison d’accueil existe réellement et j’y ai travaillé en tant que gardien, mais malheureusement l’atmosphère que je décris dans ma chanson n’y est plus. Je ne pense pas que c’est être intelligent que de continuer de chercher à parler de cul, de vomir des grossièretés ou des insultes gratuites, de chercher à faire de nouvelles victimes de la drogue ou du meurtre par incitations plus ou moins vicieuses... Je me sens tellement mieux dans ma peau quand j’ai réglé un problème d’une manière digne. J’aime les beaux paysages et les sourires insouciants. Mais il est vrai que la vie est loin d’être comme cela... J’essaie alors de relativiser, malgré ma colère. A quoi bon écrire des choses viles lorsqu’on les vie chaque jour; un peu de bonté et de respect ne font de mal à personne, bien au contraire.

D’où te vient cet intérêt pour le médiéval ?
Peut être parce que nous vivons une époque très artificielle. Je crois que l’homme aurait pu évoluer confortablement en gardant sa dignité. Aujourd’hui, chacun vit dans son coin. C’est devenu normal de faire n’importe quoi, n‘importe comment, impunément. Moi, je pense que la raison aura raison de cette mode qui nous rend parfois au stade de primitifs, moins intelligent encore que ce que pouvait être l’homme au moyen âge… L’aspect majestueux des époques antiques et médiévales qui sont pleines de chaleurs et de mystères. Evidemment, j’en soustrais tous ces malheurs qui ont décimés des familles entières, comme les guerres et les fléaux. Mais de nouvelles épidémies, souvent créées par la soif immorale de l’homme à vouloir absolument tout contrôler, courent encore aujourd’hui. Maintenant, je pense que la guerre c’est aussi se défendre contre l’assaillant. Ce qui a le mérite de la rendre légitime, parfois… Ce qui est encré dans un passé lointain devrait nous servir pour mieux nous soigner ou nous défendre de nos jours. Je préfère retenir ce qu’il y a de meilleur, c’est comme cela qu’on avance.

Avec un nom tel que Guttural, On pourrait s’attendre à une musique plus extrême. Pourrais-tu nous donner quelques explications sur le choix de ce patronyme ?
La signification du mot guttural n’a rien de méchant si on le regarde de près. Il s’agit en fait d’un son émis, souvent une voix, qui peut sortir d’une forêt ou d’une grotte (par exemple). Certains font tout de suite allusion à des choses macabres, mais la voix de Dieu est gutturale (par exemple). C’est précisément le lien entre notre musique et le son qu’évoque ce mot qui m’a fait choisir Guttural, avec tout son aspect mystique qui vient se répandre dans l’atmosphère. Il faut en retenir la positivité mais aussi le fait qu’une personne qui a une voix gutturale est souvent quelqu’un qu’on ne voit pas, qui vient de loin et qui a un message très juste à faire passer. Et puis, je ne voulais pas d’un patronyme qui se mêle aux clichés des noms de groupes de Heavy Metal. Guttural est un groupe qui fait parler de lui parce qu’il n’est pas un clone de plus dans le milieu du Metal, et c’est cela qui est important. Nous voulons amener quelque chose de neuf, ce qui est vrai pour le nom. Je pense que la musique et les textes de Guttural sont, en partis, aussi représentatifs de tous les points que je viens de citer.

Qu’en est-il des problèmes de line-up au sein de Guttural ? Peut-on espérer voir le groupe bientôt sur scène ?
Nous sommes en quête de musiciens depuis plus de 6 mois et je t’avoue que c’est la tâche la plus difficile que nous ayons eu jusqu’à présent. Tout d’abord, j’ai contacté Eric début 2003. Même s’il a adhéré tout de suite au style de mes compos de SSTM, il n’a pas accepté d’emblée de jouer avec moi parce qu’il était sur un autre coup. Mais il a fini par se rendre à l’évidence que Guttural était hors du commun et qu’il fallait le faire vivre. Depuis nous sommes deux à chercher les deux musiciens manquants. Il est vrai que nous n’avons pas les mêmes ambitions vis à vis des guitaristes. Eric cherche plus à s’exprimer au niveau rythmique et si un guitariste assimile les titres rapidement et les jouent correctement, cela lui suffit. Moi, je suis un mélodiste. Je cherche d’avantage des musiciens que des guitaristes, car s’il suffit d’être un bon guitariste pour être capable d’interpréter les titres émanant de SSTM il faudra avoir des qualités autrement plus éclectiques pour savoir s’adapter à la suite, tout en restant dans un monde Metal. Je ne parle pas du second album de Guttural qui a été à 70 pour cent écrit avant les titres qui figurent sur SSTM. En tant que compositeur, je superpose Guttural à l’avenir. Le nombre d’années passées à attendre que ce premier album sorte m’a amener à en avoir déjà un autre dans la tête. Guttural a d’avantage besoin de musiciens qui ressentent le désire de se souder à un style déjà établi plutôt que de guitaristes qui ne font qu’allongés quelques bons solo, même si nous avons des projets de changements, ce qui n’est pas paradoxal avec le style de base, afin de faire évoluer le groupe. SSTM est un excellent album conceptuel mais nous ne pouvons pas nous en tenir à ce concept particulier… Après une longue période de recherche pendant laquelle j’ai fait une présélection du matériel que j’avais reçu sur cassettes et CD, nous avons commencé à auditionner. En fait, nous avons très peu auditionner car, sur les nombreux contacts que nous avons eu, peu nous ont adresser un support d’écoute, et les seuls guitaristes qui se sont présentés au studio d’Eric ne nous ont pas convaincu ni paru être en osmose avec notre style de musique, même si le courant entre nous était bon, mais ça ne suffit pas... Il y a certes des choses que je ne peux pas dire maintenant car ce serait faire de la promo bien trop précoce sur notre avenir, mais disons que les idées fusent et que les nouveaux musiciens ne doivent pas arrêter l’entrain de la machine. Depuis nos recherches, nous avons reçu quelques propositions de concerts très intéressants mais nous ne pouvons évidemment pas y répondre favorablement, pour le moment...

As-tu déjà des projets pour le futur du groupe et comment envisages-tu l’évolution de Guttural ?
Je dirais simplement que j’ai déjà pas mal débordé au sujet des projets dans les questions précédentes. En matière d’évolution, Guttural risque d’être sacrément surprenant, à la condition que les 2 membres qui nous manquent suivent le cheminement déjà engagé. Bien évidemment, ils doivent amener leur personnalité et non pas celles de leurs influences. Le problème en France est que bons nombres de musiciens veulent adopter Guttural pour ce qu’il a fait mais veulent ensuite le gérer d’une manière individualiste. C’est absurde et contradictoire aux projets de base et à l‘essence même de Guttural. Pour éviter les tensions, j’ai déjà personnellement révisé la texture de mon nouveau répertoire, pour qu’il n’effraye pas trop dans sa diversité les nouveaux musiciens. Je l’ai aussi revu à la baisse, afin que Guttural attache une importance à l’écriture artistique des nouveaux venus. Mais quoi qu’il en soit, je ne peux tricher d’avantage sur mes intentions de varier mes titres et sur le nombre de compos que je compte amener pour un prochain album, car je reste avant tout la base de ce groupe. Il est difficile de sacrifier certaines théories lorsqu’on est le seul créateur d’un groupe depuis longtemps, quand on a travaillé avec ardeur pendant des années pour le faire grandir, souvent involontairement seul. Mais je me remets volontiers en question, pour pouvoir accueillir favorablement les musiciens que nous cherchons. Ils devront nous amener les preuves de leur aisance d’adaptation et de leur originalité. Ce qui veut dire que l’évolution de Guttural peut être tout autre que de la manière dont je l’attise aujourd’hui, mais il faut absolument que ça soit aussi plaisant et excitant que ce que j’ai déjà en tête, si non ou est la créativité. Eric et moi avons déjà discuté longuement de cela. Ses ambitions sont plus globales que les miennes mais il sait à quel point il est important de ne pas rompre cette lancée qui caractérise la stature de Guttural. Mes projets sont des projets de groupes. Je ne fais ou ne pense jamais rien pour moi-même. Même si d’autres musiciens pensent le contraire, je ne crois pas que céder à des idées de modes soit riche de bon sens pour un groupe qui veut se démarquer. Vous n’entendrez donc pas Guttural faire autre chose que du Guttural, à part peut-être quelques reprises, mais sa créativité restera neutre.

Un message pour les lecteurs de Heavy Metal Master pour terminer ?
Set Swords To Music est un premier album qui n’a rien à envier à d'autres groupes (petits ou grands), malgré tous ces périples. Guttural doit grandir et il n’y a que vous qui pouvez l’y aider. La meilleure des musique n’est rien sans l’attention que vous pouvez lui apporter. Merci d’avoir philosophé ses longues lignes avec moi et à bientôt avec Guttural au complet sur scène, je l'espère!

Interview réalisée par Slasher pour Heavy Metal Master le 02/03/2004



MP3 : La diffusion d'extraits MP3 demandant l'obtention de certaines autorisations difficiles à gérer, vous n'en trouverez pas sur ce site. Sachez que les groupes proposent très souvent des extraits de leurs morceaux au format MP3 sur leur site officiel.

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